Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 08:49

« Mais où est donc passée la septième compagnie ? » est un film français réalisé par Robert Lamoureux, sorti en 1973.

Lors de la débâcle de juin 1940, la septième compagnie de transmission, camouflée dans un bois, est capturée par les Allemands. Seuls trois hommes partis en éclaireurs échappent à l'ennemi : Pithiviers, Tassin et le sergent-chef Chaudard.

Pithiviers, Tassin et le sergent-chef Chaudard établissent une liaison téléphonique entre leur position d'observation et le bois où la 7e compagnie est regroupée. Malheureusement le fil traversant la route, s'étant soulevé lors de l'abattage d'un arbre, bloque une colonne allemande qui a tôt fait de comprendre la situation et d'encercler la 7e compagnie. S'ensuivent alors de nombreuses tentatives des trois soldats pour ressortir du piège dans lequel ils sont tombés. Ils rencontrent le lieutenant Duvauchel, pilote de chasse dont l'avion a été abattu, et qui prend les commandes du groupe. Par hasard en passant dans une bourgade ils croisent une dépanneuse de chars allemande et sont forcés par une maladresse de Pithiviers de se battre. Surpris par leur présence, les Allemands n'ont pas le temps de répondre et sont tués par Tassin. Les quatre hommes prennent alors le véhicule et pendant leur escapade vers le front, tentent de comprendre le fonctionnement du véhicule, en particulier du canon positionné au-dessus du chauffeur. Par un pur hasard ils sont aiguillés sur le mauvais chemin et rattrapent une colonne de prisonniers français surveillés par des soldats allemands, qui n'est autre que la 7e compagnie. Le trio les dépasse et force les Allemands qui les surveillent à avancer plus vite devant leur véhicule, laissant sans surveillance les soldats français, qui s'empressent de disparaitre dans le bois longeant la route. Ainsi la 7e est libérée. 4 ans plus tard, en juin 1944, piloté par le lieutenant Duvauchel, les 3 compères sont parachutés sur la France, Pithiviers a glissé dans l'avion, les entrainant hors de l'appareil.

Le succès du film a amené deux suites :

 – 1975 : On a retrouvé la septième compagnie de Robert Lamoureux ; – 1977 : La Septième Compagnie au clair de lune de Robert Lamoureux. Le scénario situe les héros dans la forêt de Machecoul. En réalité, le film n'a pas été tourné à Machecoul ; la majorité des scènes ont été tournées dans les environs de Cerny et La Ferté-Alais, ainsi que vers Jouars-Pontchartrain et Rochefort-en-Yvelines. La célèbre scène de l'épicerie a quant à elle été tournée à Brie-Comte-Robert.  Robert Lamoureux a écrit son film par rapport à son histoire personnelle vécue pendant la débâcle de juin 1940. La scène finale du parachutage est basée sur un fait réel : 58 parachutistes de la France libre furent parachutés en Bretagne par groupes de 3, dans la nuit du 7 au 8 juin 1944 pour neutraliser le réseau ferré breton dans le cadre du débarquement en Normandie 2 jours auparavant.

« On a retrouvé la 7e compagnie » est une comédie française réalisée par Robert Lamoureux en 1975. C'est la suite de Mais où est donc passée la septième compagnie ?

La suite des aventures du trio de la septième compagnie lors de la débâcle de juin 1940 : Tassin, Chaudard et Pithiviers échappent aux Allemands et sont recueillis en caleçons par la mère Crouzy qui leur fournit des uniformes d'officiers français. Nos trois héros se font arrêter à nouveau et ils sont conduits dans un château où une grande partie de l'état-major français est retenue prisonnier. Les trois bidasses, devenus officiers malgré eux, sont sur le point de faire évader tous ces officiers quand, malencontreusement, ils se retrouvent libres alors que le reste des officiers est obligé de rebrousser chemin après l'effondrement de la forêt sur la porte du sous-sol. S'ensuit une petite série d'évasions à chaque fois sous l'œil médusé de leur supérieur le capitaine Dumont qui ne comprend pas comment font ces trois toquards pour s'évader.

Henri Guybet, qui obtient là son premier rôle important, remplace au pied levé Aldo Maccione qui était trop gourmand concernant son cachet d'acteur.  Pour les besoins de la scène dans la rivière, Robert Lamoureux n'a pas pu reconstituer la scène en studio et pour tourner en plein hiver dans les eaux glacées de l'Epte, il fit mettre des câbles sous l'eau pour que les trois compères s'y attachent et puissent avancer. Une suite sera tournée, La Septième Compagnie au clair de lune, troisième et dernier film de la série de la septième compagnie. Le film a été tourné, en partie, au château de Vigny. D'autres scènes ont été tournées à Jouy-le-Moutier, dans les environs de Gasny (scènes de la rivière), Cormeilles-en-Parisis (scènes des souterrains) et dans les environs de Santenoge (scènes du train).  Le passage secret derrière la tapisserie emprunté par les protagonistes pour sortir du château n'existe pas. Comme le premier film, 'On a retrouvé la septième compagnie est 3ème au box-office français pour l'année 1975 avec 3 740 209 entrées.

« La Septième Compagnie au clair de lune » est une comédie française réalisée par Robert Lamoureux en 1977.

1942, zone occupée. Après avoir été démobilisés, Tassin, Pithiviers et le chef Chaudard s'en sont retournés à leur vie d'avant. Chaudard a repris la direction de sa petite quincaillerie de province avec son épouse, Suzanne, et entretient par intérêt de bonnes relations avec Lambert (André Pousse), le chef de la milice locale qui lutte contre les forces judéo-maçonniques et recherche le commandant Gilles, l'un des chefs de la Résistance locale. Alors qu'il doit recevoir la visite de Tassin et Pithiviers, venus passer quelques jours de vacances pour évoquer le bon vieux temps de la 7e compagnie, il est loin de se douter que son beau-frère, Gorgeton (Gérard Jugnot), cache avec la complicité de Suzanne le commandant Gilles dans son cellier...

C'est le dernier volet de la trilogie des aventures de la septième compagnie après Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973) et On a retrouvé la septième compagnie (1975). Le film marque néanmoins une rupture par rapport aux deux premiers, qui se situent dans la continuité l'un de l'autre (le second film démarre exactement où s'est arrêté le premier et on y retrouve l'ensemble des personnages). L'histoire se déroule cette fois deux ans plus tard et ne subsistent plus que les trois personnages principaux (Chaudard, Tassin et Pithiviers), rendus à la vie civile.  De fait, plusieurs incohérences se glissent entre les deux premiers volets et le troisième : Quand dans le premier film le chef Chaudard reçoit les comptes de sa quincaillerie, il se demande "Mais qu'est-ce que je vais dire à Paulette ?" Or dans le troisième film, sa femme se prénomme désormais Suzanne. De même, alors que Chaudard se prénomme Louis dans les deux premiers volets, on peut voir sur la devanture de sa quincaillerie qu'il s'appelle désormais Paul.  Quand dans le premier film le chef Chaudard se languit de sa fameuse quincaillerie, il fait savoir qu'elle est "à Vesoul". Or de multiples éléments du dernier film (le journal, les sablières, la fuite vers l'Angleterre...) indiquent que la ville où se situe la quincaillerie se trouve aux abords de la Loire, à proximité de l'embouchure, donc bien loin de la Haute-Saône.  Un même acteur, Konrad von Bork, joue deux rôles différents entre le premier et le troisième film : de commandant dans la Wehrmacht dans Mais où est donc passée la septième compagnie ?, il est devenu colonel dans la SS dans La septième compagnie au clair de lune. On peut de la même manière remarquer certaines erreurs historiques. Par exemple, alors que l'histoire se passe en 1942 en zone occupée, la Kommandantur est censée abriter des miliciens. Or la milice ne fut créée qu'en janvier 1943 et son action était alors limitée à la zone libre.  La Kommandantur dans le film est en fait l'hôtel de ville de Maule, dans les Yvelines.  La scène de la sablière a été tournée avec le concours de la Compagnie des sablières de la Seine.  La séquence en Bretagne a été tournée dans le port de Dahouët, à Pléneuf-Val-André. Plusieurs scènes ont été tournées à Brie-Comte-Robert, où est située la quincaillerie.  Une scène est demeurée célèbre en raison de ses conditions de tournage : celle de la gifle que donne le chef de la milice à l'un de ses hommes, dans un bureau de la Kommandantur. Il fallut en effet refaire la prise une bonne dizaine de fois. Excédé, André Pousse finit par gifler réellement Jean-François Dérec, qui ne s'y attendait absolument pas. Cette dernière prise était tellement criante de vérité qu'elle fut retenue pour le montage du film.  Le film se classe 12e au Box-office français1 pour l'année 1977 avec 1 792 134 entrées, loin du carton des deux autres films de la trilogie qui ont fait chacun près de 4 millions d'entrées.

Partager cet article

Repost 0
Published by passions73 - dans cinéma
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de passions73
  • Le blog de passions73
  • : Un petit espace sans prétention pour parler de nos passions
  • Contact

Recherche

Mes Passions