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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 14:53

Iznogoud est une série de bande dessinée créée par René Goscinny (scénario) et Jean Tabary (dessin) en 1961 dans Record sous le titre Les aventures du calife Haroun El Poussah. Après la disparition de ce magazine, elle est publiée dans Pilote de 1968 à 1977 et dans Pif entre 1986 et 1992. Les albums sont publiés depuis 1966 par Dargaud. Jean Tabary en assurait le scénario depuis la mort de René Goscinny en 1977.

                                

Au temps des Mille et une nuits, Haroun el-Poussah est le Calife bien aimé de Bagdad, et Iznogoud son dévoué vizir. Iznogoud est assisté de Dilat Laraht, son homme à tout faire. Iznogoud a une idée fixe : « devenir calife à la place du calife ! ». Si le calife est débonnaire, Iznogoud est un concentré de cruauté et d'égoïsme. Chacune de ses tentatives pour destituer le Calife se solde irrémédiablement par une catastrophe l'expédiant dans une situation inextricable, ce qui n'empêche pas de le retrouver dans ses fonctions comme si de rien n'était à l'épisode suivant 1. Le Calife, quant à lui, ne se rend jamais compte de rien. Le contraste entre ces deux personnages ainsi que la malchance du vizir dans l'exécution de ses complots machiavéliques et retors sont les principaux ressorts comiques de la série. En outre, on retrouve dans Iznogoud la « patte » de Goscinny, mélange de références culturelles et historiques décalées (notamment les maires du palais et les rois fainéants) et de jeux de mots sur les noms des personnages.

L'expression « devenir calife à la place du calife ! » est aujourd'hui passée dans le langage courant.

 Personnages principaux de la série :

Le Grand Vizir Iznogoud : le protagoniste et héros/anti-héros de la série, c'est le grand vizir de Bagdad. Iznogoud possède presque tous les défauts existants: cruel, avare, égoïste, colérique et surtout très hargneux. Obsédé par l'idée de devenir « Calife à la place du Calife », il tente de le faire par tous les moyens2 sans jamais y parvenir. De petite taille, il fait la terreur de presque tout Bagdad, qui le déteste. Le nom Iznogoud est la francisation de l'expression anglophone « He's no good » (il n'est pas bon), expression qui prend tout son contraste lorsque le calife qualifie son grand vizir de « Mon bon Iznogoud »

 Le Calife Haroun El Poussah : À l'origine, c'est le mène-héros de la série et l'ennemi de Iznogoud, bien qu'il y soit totalement passif. Calife de Bagdad bon, doux, paresseux et débonnaire, le Calife est adoré de son peuple. Malheureusement, il est rendu aveugle par sa trop grande bonté, comme le prouve le fait qu'il est le seul dans tout Bagdad à ne pas savoir qu'Iznogoud est un véritable monstre qui rêve de prendre sa place. Il a au contraire toute confiance en son grand vizir, qu'il appelle « Mon bon Iznogoud », et qu'il adore. Il est cependant doté d'une chance extraordinaire, qui lui permet d'échapper à tous les plans d'Iznogoud pour le détrôner.

 Dilat Laraht : le fidèle homme de main d'Iznogoud. Dilat est un homme gros (moins que le Calife), mou et sans grandes qualités apparentes, même s'il a parfois des moments d'intelligence surprenants. Il ne sert presque à rien à Iznogoud, qui le martyrise et le traite d'"improductif", de "nullité totale", etc. Il passe son temps à essayer de le dissuader de mettre ses plans à exécution, sans être écouté. On ne sait pas s'il aime ou hait son patron, les albums se contredisant à ce sujet, mais il est certain qu'il lui est fidèle. Il est souvent victime lui-même des plans d'Iznogoud pour le Calife, ou aide au contraire son patron à se sortir de certaines de ces situations. Il devine toujours que les plans vont échouer, et agit donc mollement, sachant que c'est raté d'avance...  Il tient dans la série le rôle du chœur antique, s'adressant au lecteur, ou parlant à sa place. C'est à lui qu'Iznogoud expose ses plans, ce qui permet, par ricochet, au lecteur d'en être informé. Il a également souvent pour fonction de sortir Iznogoud des situations inextricables dans lesquelles il se trouve en général à la fin de chaque histoire (voir "Les retours d'Iznogoud"), même si le peu de réalisme de la série ne rendait pas forcément nécessaire qu'un protagoniste repêche le grand vizir pour qu'on le retrouve avec plaisir dans l'épisode suivant.

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Published by passions73 - dans BD
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